Santé de l'abeille


Inspectorat


Depuis le 1er janvier 2010, tous les ruchers de Suisse doivent être enregistrés auprès de l'office cantonal concerné. Dans le Jura, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) s’occupe de ce recensement.

Afin de garantir la santé des abeilles et d’éviter la propagation de maladies, il charge les inspecteurs des ruchers de surveiller attentivement nos protégées du point de vue sanitaire. Les déplacements d'abeilles d'un cercle d'inspection à l'autre doivent leur être annoncés, tout comme les signes de maladies. 

 Téléchargez la liste des inspecteurs jurassiens

 

Contrôles primaires 

 

Depuis le 1er janvier 2017, les contrôles primaires sont obligatoires en Suisse pour toute personne détenant des abeilles. Dans le canton du Jura, chaque exploitation devrait être contrôlée selon un rythme prévu dans une fourchette de 5-8 ans.

Un équipe compétente et motivée est chargée de réaliser ces contrôles. Ces cinq personnes ont suivi la formation mise sur pied au niveau fédéral pour devenir assistants en production primaire.

 Téléchargez la liste des assistants en production primaire


Afin de vous aider à préparer ces contrôles et vous livrer les détails de ces nouvelles exigences fédérales, la Fédération d’Apiculture du Canton du Jura (FACJ) met à votre disposition les documents nécessaires :

  Téléchargez le registre des colonies

  Téléchargez les instructions pour le registre des colonies

  Téléchargez le journal des traitements

  Téléchargez la feuille d'enregistrement pour le contrôle personnel et analyse des risques


Apiservice 

 

Apiservice est un organe créé en 2013 et qui a reçu pour mandat de la Confédération d’améliorer l’état de santé des abeilles en Suisse. Il dépend d’apisuisse, la faîtière suisse des apiculteurs, et gère notamment le Service sanitaire apicole (SSA).

Son site internet regorge de conseils utiles pour maintenir la bonne santé des abeilles, reconnaître les maladies et attaques de ravageurs, et savoir comment y réagir. Des aide-mémoire ont notamment été édictés sur les tous domaines qui touchent à la santé des abeilles.

La Fédération d’Apiculture du Canton du Jura (FACJ) encourage chaque apiculteur à les consulter et s’y référer.

 

Le frelon asiatique 

 

 

 Le frelon asiatique est désormais dans le Jura. Observé fin 2016 dans le département de France voisine du Doubs, il a fait son apparition dans notre région le 25 avril 2017.

Le frelon asiatique, ou frelon à pattes jaunes, est apparu en Europe pour la première fois en 2004, dans le sud-ouest de la France. Il s’est depuis propagé de façon prolifique. Vespa velutina, de son nom latin, perche souvent ses nids en hauteur dans les arbres et ces derniers peuvent contenir jusqu’à 2'000 ouvrières.

Contrairement au frelon européen qui s’attaque rarement aux abeilles mellifères, le frelon asiatique est un grand prédateur de l’abeille domestique, qui peut représenter jusqu’à 85% de ses proies. Il s’en prend également à d’autres hyménoptères et pollinisateurs. Pour l’homme, ses piqûres sont douloureuses et peuvent être dangereuses en cas d’allergie.

 Téléchargez l'aide-mémoire d'apiservice

 Téléchargez le rapport du CABI sur mandat de l'Office fédéral de l’environnement OFEV


Le petit coléoptère de la ruche



Ce ravageur est désormais présent en Italie, en Calabre et en Sicile. Il menace d’arriver en Suisse, les importations depuis les zones touchées sont interdites. Dans le Jura, 5 ruchers sentinelles ont été installés au printemps pour contrôler sa présence, trois en Ajoie, un dans la vallée et un dans le Val Terbi.

Sa prolifération est très rapide. Ses larves se retrouvent dans les alvéoles. L’insecte est difficile à repérer, il mesure entre 5 et 7 mm et il n’est pas évident à différencier du petit coléoptère indigène. Sa larve possède de petites rangées d’épines sur le dos et trois rangées de pattes sur le ventre près de la tête. Le cycle de reproduction est de 1 à 3 mois. Les œufs sont pondus dans les fissures du bois. Les colonies infectées doivent être détruites. Une fois le petit coléoptère installé, il ne peut plus être éliminé. Il faut être vigilant : si sa présence est détectée, la déclaration est obligatoire. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 Téléchargez l'aide-mémoire d'apiservice

 Téléchargez l'information de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV


Le varroa


Varroa destructor est un petit acarien, parasite de l’abeille, ainsi que des nymphes et des larves. Originaire d’Asie, il est observé sous nos latitudes depuis les années 1980. Il fait partie des causes possibles ou favorisant le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Il est possible de lutter contre le varroa et réguler sa population à l’intérieur des ruches en effectuant certains traitements.

 Téléchargez l'aide-mémoire d'apiservice

 Téléchargez le plan de lutte contre le varroa



La loque américaine


La loque américaine est une maladie infectieuse et contagieuse qui touche le couvain operculé. Elle porte ce nom parce que les premières investigations ont été faites dans l’État de New York, mais est présente dans le monde entier, sauf en Afrique sub-saharienne. Elle se propage par le biais de spores et son évolution est lente.

Les larves atteintes meurent généralement après operculation et se transforment en masse jaunâtre-brunâtre. L’opercule devient alors concave ou peut même être percé. Si l’on y introduit une allumette, il en ressort une masse gluante et filante. Il s’en dégage une odeur d’ammoniaque ou de séré frais.

Si la maladie est suspectée, le cas doit obligatoirement être déclaré. Un inspecteur procédera à un contrôle et des prélèvements pour analyses. Si la présence de loque américaine est confirmée, il veillera à l’assainissement du rucher.

 Téléchargez l'aide-mémoire d'apiservice

 Téléchargez les directives de l'Office vétérinaire fédéral



La loque européenne


La loque européenne est une maladie bactérienne et très contagieuse. L’agent infectieux est présent dans le monde entier et se retrouve fréquemment en Suisse. La maladie y connaît même une recrudescence depuis une dizaine d’années. Certains la considèrent toutefois comme moins dangereuse que la loque américaine.

La loque européenne atteint le couvain et son évolution est rapide. Les larves atteintes meurent avant même l’operculation. Elles s’affaissent, prennent un aspect pâteux et se transforment en une bouillie granuleuse jaunâtre à brun-noirâtre, rarement filante. La maladie provoque une odeur désagréable de fromage, de putréfaction ou acide. Une croûte sèche et lisse se forme au fond de la cellule.

Si les symptômes sont observés, le cas doit être déclaré. Un inspecteur prélèvera des échantillons. Si la maladie est confirmée, les colonies devront être éliminées et le rucher assaini.

 Téléchargez l'aide-mémoire d'apiservice

 Téléchargez les directives de l'Office vétérinaire fédéral